










Vestige II
Vestige III
Vestige I, II
Vestige III
Vestige I, II
Vestige I, II
Vestige I, II
Vestige IV
Vestige III
Vestige I, II
Vestige I
Vestige I, II
Vestiges
2021
La série Vestiges est née de la découverte de pellicules argentiques non développées lors de l’achat d’appareils photographiques d’occasion. Les boîtiers, acquis auprès d’une femme âgée, avaient appartenu à son mari aujourd’hui disparu, laissant subsister dans ces appareils les traces silencieuses d’un regard passé. Restées pendant des décennies dans ces appareils et conservées dans un grenier, les pellicules ont traversé le temps, soumises aux variations de chaleur et d’humidité. Moisissures et oxydations ont progressivement altéré leurs émulsions. Ce qui subsiste aujourd’hui n’est pas tant une image que la trace d’un processus d’altération.
En ouvrant les appareils et en extrayant ces films à la lumière du jour, l’image latente qu’ils contenaient, pourtant inscrite par un geste photographique passé, a été définitivement annulée. La révélation tardive ne fait pas surgir des photographies intactes mais des surfaces érodées, instables, marquées par le temps. L’argent n’y dessine plus clairement des formes reconnaissables. Il se dissout, se déplace, se fragmente. L’image devient matière. Ce qui apparaît n’est pas ce qui a été photographié, mais ce qui est arrivé au film pendant son attente.
Le regard à l’origine de ces images a existé mais il n’a jamais été confirmé par le développement. Il demeure hypothétique, incomplet, irrécupérable. Vestiges interroge la photographie non comme un outil de conservation du réel, mais comme une matière vulnérable au temps, soumise à sa propre disparition. Ces images ne se lisent plus comme des documents mais comme des ruines, des fragments où persistent les traces d’un regard disparu.
Vestige I, II
Tirages pigmentaires sur papier Hahnemühle
Encadrements bois blanc cérusé
90 x 100 cm
Vestige III
Tirage pigmentaire sur papier Hahnemühle
Encadrement bois gris anthracite
52 x 150 cm











Vestige III
Vestige I
Vestige II
Vestige I & II
Vestige III
Vestige I & II
Vestige I & II
Vestige I & II
Vestiges
2021
La série Vestiges est née de la découverte de pellicules argentiques non développées lors de l’achat d’appareils photographiques d’occasion. Les boîtiers, acquis auprès d’une femme âgée, avaient appartenu à son mari aujourd’hui disparu, laissant subsister dans ces appareils les traces silencieuses d’un regard passé. Restées pendant des décennies dans ces appareils et conservées dans un grenier, les pellicules ont traversé le temps, soumises aux variations de chaleur et d’humidité. Moisissures et oxydations ont progressivement altéré leurs émulsions. Ce qui subsiste aujourd’hui n’est pas tant une image que la trace d’un processus d’altération.
En ouvrant les appareils et en extrayant ces films à la lumière du jour, l’image latente qu’ils contenaient, pourtant inscrite par un geste photographique passé, a été définitivement annulée. La révélation tardive ne fait pas surgir des photographies intactes mais des surfaces érodées, instables, marquées par le temps. L’argent n’y dessine plus clairement des formes reconnaissables. Il se dissout, se déplace, se fragmente. L’image devient matière. Ce qui apparaît n’est pas ce qui a été photographié, mais ce qui est arrivé au film pendant son attente.
Le regard à l’origine de ces images a existé mais il n’a jamais été confirmé par le développement. Il demeure hypothétique, incomplet, irrécupérable. Vestiges interroge la photographie non comme un outil de conservation du réel, mais comme une matière vulnérable au temps, soumise à sa propre disparition. Ces images ne se lisent plus comme des documents mais comme des ruines, des fragments où persistent les traces d’un regard disparu.
Vestige I, II
Tirages pigmentaires sur papier Hahnemühle
Encadrements bois blanc cérusé
90 x 100 cm
Vestige III
Tirage pigmentaire sur papier Hahnemühle
Encadrement bois gris anthracite
52 x 150 cm
Air
▪
Water
▪
Mineral
▪
Research
▪
Organic matter
Air
Water
Mineral
Research